Nous avons besoin de détruire le monde qui nous entoure n'est ce pas monsieur Maslow ?

Comment une partie de notre cerveau nous oblige à détruire la planète : Le bug humain

Bonjour à tous les nombreux et fidèles lecteurs actifs de mes articles. Aujourd'hui, nous allons répondre à une demande assez récurrente. Traitons le domaine que l'on apprécie régulièrement en coaching à savoir les besoins.

Les besoins correspondent à faire quelque chose qui nourrit nos valeurs. Il faut faire ses besoins pour nourrir ses valeurs (et pas l'inverse). En gros, la somme de votre vécu vous a forgé des principes sur lesquelles vous ne transigez pas car ils sont essentiels à votre hygiène personnelle mais plus que ça il faut également les entretenir. L'interprétation d'un article d'Abraham Maslow a conduit un cabinet de conseil à produire la pyramide de Maslow qui hiérarchise les besoins du plus organique au plus spirituel. De récentes caricatures ont même conduit à positionner les besoins de batterie et de wifi à la base de la pyramide (cf l'image ci-dessous).


Ne revenons pas sur la critique de la pyramide elle même et son ordre hiérarchique immuable, d'autres le font beaucoup mieux et de manière plus argumentée que moi. Personnellement, je m'en sers comme d'un outil. Donc si les coachés préfèrent dire que jouer à un jeu addictif à base de bonbons à détruire comme premier besoin, je ne vais pas les lâcher avant qu'ils n'aient justifié correctement leur propos un peu décalé mais ça ne me pose pas de problème a priori.

En revanche, ce qui est intéressant, c'est de visionner la vidéo de Sébastien Bohler qui décrit le contenu de son livre ("Le Bug humain") parlant de neuropsychologie et qui fait le lien entre destruction de l'environnement et besoins fondamentaux humains. Le titre est accrocheur, l'angle est écologiste, très bien mais surtout le fond de l'affaire est de comprendre que nous aurions des besoins ou plutôt des récompenses (dopamine) liées au fait d'agir dans le sens de se nourrir, de satisfaire ses pulsions sexuelles, d'être dominant, d'apprendre et d’accroître son confort.

Patatra, ce n'est pas du tout la pyramide de Maslow - classique sans la batterie et le wifi bien sûr - et en plus c'est scientifique. Enfin, le lien dopamine/actions pas forcement l'extrapolation faites à base des constats d'obésité, d'hyper consommation à commencer par les vidéos pornographiques, les infos en continu et les partages sur Facebook. Mon problème reste double. Non seulement ce n'est pas correspondant mais en plus je trouve l'extrapolation de Sébastien Bohler plutôt pertinente.

Pfffuu, il faut que je retourne à l'école, on m'a raconté des idioties et en plus j'y ai cru... stop !!

Prenons le problème à l'envers. Au lieu de constater la différence essayons d'examiner les points communs.

Voyons un peu. Le plus simple d'abord. La nourriture et la sexualité sont couramment regroupées dans les besoins physiologiques de la pyramide Maslow. Ça démarre correctement. Ensuite le besoin de dominance et de statut social. Honnêtement c'est assez proche des besoins d'appartenance et d'estime de soi. Le besoin d'information maintenant. Là c'est plus difficile. Personnellement, c'est très proche de mon besoin d'accomplissement car une de mes valeurs est l'apprentissage. Mais là, vous allez me dire que c'est bien gentil mais ce n'est pas forcement le cas de tout le monde. Admettons. Et le besoin de confort alors ? Ce n'est pas faire preuve de spéciosité que de l'assimiler aux besoins de sécurité de la pyramide.

Nous voilà bien avancés. Il nous reste sur les bras d'un côté le besoin d'accomplissement et de l'autre, celui d'information.

On en arrive au moment de la spéculation. Quelle hypothèse pourrait réconcilier les 2 points de vue ?

Les mondes parallèles ? Dieu ? la réponse D ?

Et bien je n'ai pas LA réponse. Normal on spécule. J'ai MA réponse.

Mon avis c'est que mon point de vue m'a embarqué dans une voie erronée. J'ai écrit que le besoin d'information continu pourrait correspondre au besoin d'accomplissement mais parce que cela me correspond personnellement. En revanche, si l'on considère ce besoin comme une partie du besoin de confort et de moindre effort ie l'étage sécurité de la pyramide, il nous reste: rien du côté cerveau reptilien et l'étage accomplissement de soi pour la pyramide.

C'est peut être ça la réponse, notre cerveau "reptilien" peut nous conduire à satisfaire tous les besoins jusqu'à l'estime de soi au prix, s'il le faut, du dérèglement climatique. Le reste, ce sont nos valeurs propres qui nous le dictent.

On comprend mieux sous cet angle l'antagonisme qu'il peut y avoir entre les besoins à long terme de respect de notre cadre de vie et les besoins "reptiliens" de court terme. On voit bien également que le désordre cognitif que peut causer des comportements du type : "je trie mes déchets toute l'année mais je vais prendre l'avion pour partir en week end en Andalousie parce que c'est plus rapide et moins cher"

Faut il donc que l'environnement nous dérange dans notre sécurité immédiate pour que l'on en tienne compte ? C'est à chacun de trancher ..mais il va falloir faire vite quand même.

Et vous, vous avez un avis sur vos besoins fondamentaux et vos valeurs ?

N'hésitez pas m'en faire part. Je suis là pour ça après tout.

Au plaisir de vous coacher