La Zone d'excellence par Edgar Grospiron

#coaching , #hérisson de collins , #entreprise , #zone d'excellence

Bonjour à tous.

Second chapitre concernant la vidéo d'Edgar Grospiron pour rendre hommage à sa qualité d'expression à exposer des modèles utiles en coaching

Aujourd'hui, on aborde la notion d'opportunisme à gommer ses défauts ou travailler ses points forts.

Edgar penche pour la deuxième option. Il décrit en des termes simples le fait de ne pas apprécier de se pencher sur ses points faibles plutôt que de pousser à améliorer ses points forts. Voilà une démarche qui est un vrai dilemme quelle que soit l'entreprise dans laquelle l'on se lance. En effet, quels sont les avantages à travailler ses points forts:

- on éprouve en général du plaisir à effectuer quelque chose pour lequel on est doué. Plaisir peut être un peu narcissique mais bien réel et cela renvoi là à la notion de motivation évoquée précédemment

- Si l'on a un avantage compétitif sur un domaine, il ne sera jamais égalé si l'on entretient cette avance que l'on d'ores et déjà acquise

- Réciproquement, chaque instant investi sur ce domaine sera plus productif que celui investit par un concurrent beaucoup moins fort sur ce terrain (cela correspond à un point faible qu'il essaie de gommer donc)

Ces 3 dimensions correspondent aux variables du modèle du "Herisson" de Collins que l'on utilise notamment en coaching stratégique de comité directeur par exemple. Ces variables sont les réponses aux questions: qu'est ce que j'aime faire ? A quoi suis-je bon ? qu'est ce qui me rapporte le plus ? L'activité qui répond positivement à ces 3 questions est ce que l'on appelle la "Zone d'excellence". Evidemment, c'est une démarche beaucoup plus efficace lorsque l'on est très éparpillé dans les zones d'investissement ou dit autrement très intégré verticalement et horizontalement en entreprise.

D'ailleurs quels seraient les inconvénients à ne pas se préoccuper de ses points faibles:

- on ne serait pas prêt mentalement à se frotter à la difficulté de l'épreuve le jour de la compétition

- on perd l'opportunité de faire des progrès faciles sur un domaine où l'on a une marge de progression importante (cf rendements marginaux décroissants)

- on écarte la possibilité de se rattraper grâce à ce point à améliorer le jour où l'on est défaillant ou tout simplement dépassé par la concurrence sur nos points forts

En définitive, c'est un arbitrage perpétuel mais je crois que ce que soulève Edgar est en fait assez culturel. En effet il dit qu'en France on a plus tendance à vouloir gommer nos faiblesses avant de travailler nos points forts. C'est un point de vue que l'on peut partager ou pas mais la conséquence d'un tel comportement à l'extrême est que l'on peut obtenir le "zéro défaut" au risque de perdre à terme son avantage sur des points forts non travaillés.

Il ne renonce pas à progresser sur ses points faibles, juste à les travailler secondairement à ses points forts afin d'atteindre un niveau de base peu handicapant.

Voilà un parti pris qui amène à être vigilant quant à la qualité des objectifs que l'on se fixe en fonction des ressources que l'on a mais c'est un sujet que l'on abordera plus précisément lors du troisième et dernier chapitre sur la notion d'objectif toujours sur la base de cette vidéo