Les résultats PISA 2026 sont tombés.... Et comme un bulletin de notes un peu trop décevant laissé sur la table de la cuisine, personne n'ose vraiment le regarder en face.
Vous aurez remarqué qu'on parle d'habitude de « triple A » pour la notation de la dette souveraine, pas pour une étude sur les compétences des élèves de 15 ans. Rassurez-vous et ne soyez pas impatient(s), ce grand écart n'est pas une coquille : à la fin de cet article, vous comprendrez pourquoi ces deux triples A ont plus en commun qu'il n'y paraît. (Indice : dans les deux cas, on parle de confiance qu'on peut regagner.)
Baisse continue du niveau absolu depuis 2018, recul dans le classement, et surtout, un impact de l'école sur les résultats qui s'amenuise. Trois signaux qui, mis bout à bout, ont de quoi inquiéter n'importe quel parent, enseignant ou décideur un tant soit peu attentif.
Alors on cherche des explications.
- La domination de certains pays asiatiques tiendrait-elle à la nature de leur écriture ?
- Le français, avec son orthographe tarabiscotée (graphies « opaques ») que Céline Alvarez pointe du doigt, serait-il un handicap de départ ?
- Les écarts de niveaux ne sont pas astronomiques si bien que l’on peut dégringoler ou monter en flèche au classement très vite donc est-ce si significatif ?
- Faut-il se méfier des échantillons d'élèves dans certains pays au régime politique disons... particulier? Le rapport PISA lui-même invite à la prudence sur ce point, y compris pour les États-Unis, le Canada ou la Nouvelle-Zélande. De quoi nourrir des heures de débat de comptoir.
Mais une chose reste difficile à contester et que rien de ce qui vient d’être dit ne peut contester: en moyenne, le niveau baisse, et plus vite qu'ailleurs dans des pays comparables. Covid, réseaux sociaux, smartphones, IA généraliste, la France n'échappe à aucune de ces vagues de fond.
Et c'est précisément là qu’a commencé le travail au cours d’un coaching.
Premier A : Acceptation
Avant de chercher des coupables ou des solutions miracles, il y a une étape que beaucoup de monde préfère sauter : accepter le problème tel qu'il est, sans le noyer sous les excuses ni le dramatiser à outrance.
C’est précisément ce que nous venons de faire.
En coaching, c'est souvent l'étape la plus inconfortable. On aimerait passer directement à l'action, se sentir productif. Mais sauter l'acceptation, c'est un peu comme repousser la réparation d’un mur fissuré en pensant qu’il va falloir effacer cette « légère tâche en forme de ligne lézardée ».
Vous n'êtes pas seul à devoir passer par cette case, d'ailleurs. C'est une étape que traversent à peu près tous les clients avec qui je travaille, quel que soit le sujet. Ce n'est pas un signe de faiblesse. C'est un point de passage obligé.
Là vous commencez à comprendre cette notion de triple A
Deuxième A : Analyse
Une fois le problème accepté, encore faut-il éviter l'écueil classique du « faux problème, fausse solution ».
Précisons tout de suite que je n'ai aucune prétention d'expertise statistique ou pédagogique sur le fond du dossier PISA. Ce qui m'intéresse ici, c'est la méthode, pas le diagnostic définitif.
Ceci dit, si l'on plonge un peu dans les données on peut y distinguer:
- écarts entre élèves favorisés et défavorisés (plus marqués en France que dans la moyenne OCDE),
- dépenses par élève,
- engagement scolaire — cette notion floue mais terriblement explicative, qui ne se travaille jamais avec un seul levier mais avec un faisceau de facteurs socio-culturels.
La leçon ici est simple, mais on l'oublie tout le temps : ce n'est pas combien on dépense d'énergie ou d'argent qui compte, c'est la « pertinence des politiques et des choix de dépenses d’un pays ». Une vérité qui vaut aussi bien pour un ministère de l'Éducation que pour votre propre agenda professionnel.
Une fois que vous aurez fait un travail de balayage honnête, rationnel et exhaustif de toutes les variables explicatives de votre sujet vous pourrez prétendre à ce nouveau A comme Analyse.
Troisième A : Agir
Quand je dis "vous", c’est un peu imprécis. Car dans tout ce que l’on vient de voir la problématique va bien dépendre d’où on se positionne. Selon que vous soyez élève, parent d’élève, enseignant, ministre de l’éducation ou premier ministre vous n’aurez pas le même travail.
C’est le vrai piège de la question « comment la France peut-elle obtenir son triple A ? » : elle n'a, au fond, plus grand sens. Parce que la responsabilité est partagée entre l'élève, l'enseignant, le ministre et la société tout entière et que chacun, à son niveau, n'a pas accès aux mêmes leviers.
L'élève peut travailler son engagement et chercher du soutien, mais pas réécrire la pédagogie. L'enseignant peut ajuster sa pédagogie, mais pas débloquer de nouveaux crédits. Le ministre peut arbitrer des budgets, mais pas effacer la pauvreté croissante. On avance tous ensemble, chacun avec son périmètre d'action.
C'est exactement ce qu'on fait en coaching professionnel : cartographier et classer précisément ce qui dépend de vous, classer en format coûts/bénéfices et concentrez sur l'énergie sur vos « quick wins » plutôt que de se disperser sur ce qui ne dépend pas de vous.
C’est seulement une fois arrivé là que vous pourrez prétendre à un troisième A comme agir.
Alors, ce triple A ?
Vous l'aurez compris : le triple A n'est pas un jugement sur le résultat final, ni une promesse de progrès linéaire. Il ne dit pas non plus toutes les étapes, tous les exercices, tous les outils qui ont été utilisés lors d'un coaching. C'est un cadre de lecture - celui que j'utilise pendant et après chaque accompagnement pour vérifier qu'un client a bien traversé les trois étapes : accepter la situation, l'analyser honnêtement, puis agir dans son propre périmètre. Peu importe le sujet - une reconversion, un conflit managérial, une baisse de motivation, etc - la mécanique reste la même.
Et l'expérience le montre systématiquement : on s'engage bien plus durablement dans un changement quand on choisit soi-même ses premiers pas, plutôt que quand on nous les impose. C'est tout l'enjeu d'un accompagnement professionnel : vous aider à définir « vos » trois A, pas vous réciter les miens.
Et vous, où en êtes-vous de votre triple A ?
Que ce soit sur un sujet professionnel, un virage de carrière ou une difficulté qui traîne depuis un moment, la question vaut d'être posée : avez-vous vraiment accepté la situation, l'avez-vous analysée sans complaisance, et agissez-vous sur ce qui dépend réellement de vous ?
Si la réponse vous semble même partiellement floue, c'est probablement le bon moment pour en parler. Je propose comme toujours un premier échange découverte sans engagement et confidentiel, pour clarifier votre situation et voir si un accompagnement peut vous aider à avancer plus vite.
Mes disponibilités pour de nouveaux accompagnements sont limitées chaque mois, alors n'attendez pas la rentrée prochaine pour vous positionner.
et si cet article vous a parlé, n'hésitez pas à le partager : il y a fort à parier qu'il résonne aussi chez quelqu'un de votre entourage.